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De la pratique à l’enseignement : parcours du professeur Nicholas Léger-Riopel PDF Imprimer Envoyer
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Dimanche, 17 Décembre 2017 06:28
NLRNicholas Léger-Riopel* (Moncton, Nouveau-Brunswick)

J’occupe le poste de professeur, depuis 2014, à la faculté de droit de l’Université de Moncton et également de professeur associé à la Chaire de recherche du Canada sur la culture collaborative en droit et politiques de la santé : http://www.chairesante.ca/. Par ailleurs, je suis avocat membre du Barreau du Québec et, depuis 2016, membre du Barreau de l’Ontario.

J’ai passé mon enfance à Montréal, à l’ombre de l’Oratoire Saint-Joseph dans le quartier Snowdon/Côte-des-Neiges. Formé à la musique classique et au champ choral auprès de la Maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal, puis des études secondaires (le « cours classique » diront certains avec nostalgie) au Collège Jean-de-Brébeuf, j’ai fait des études de premier et de second cycle en droit à l’Université de Montréal, alors fier propriétaire d’un condominium surplombant l’Autoroute Décarie, à distance de marche du quartier le plus polyglotte et multiculturel du Canada, et à quelques minutes du centre-ville de Montréal.

Au cours de mon parcours de chercheur, j’ai maintenu une pratique du droit en matière de litige pour différents cabinets, dont le cabinet canadien comptant alors le plus grand nombre d’avocats, pour ensuite migrer au sein d’un cabinet dont la clientèle était formée principalement d’ordres professionnels du secteur de la santé. Cette fréquentation du droit de la santé et l’expérience de première main des enjeux juridiques et pratiques affectant le vécu des professionnels de la santé m’ont permis de confirmer mon intérêt pour la recherche et l’enseignement dans le domaine. Par ailleurs, je maintiens également une pratique, à l’échelle canadienne, de consultant juridique en matière de droit de la santé et de responsabilité médicale et hospitalière.

Ces expériences professionnelles continuent de marquer profondément mes champs de recherche et la plupart de mes projets visent un lectorat formé non pas exclusivement de juristes, mais également d’une variété d’acteurs du monde de la santé que sont les Ordres professionnels de tout acabit (médecins, infirmiers, sages-femmes, etc...) et aussi une variété d’administrateurs du monde de la santé pour qui les considérations éthiques et déontologiques font partie du quotidien de la pratique.

Cet intérêt pour la santé se manifeste également dans la teneur des différentes équipes de recherche que je dirige et de mes projets en cours, à l’échelle nationale (Centre de Génomique et de politiques de l’Université McGill) et internationale (Université Paris-8, Centre Alexandre-Koyré), projets qui ont notamment pour objet les droits de l’enfant, l’éthique de la recherche, la santé mentale et les nouvelles modalités de l’exercice de la médecine clinique.

Je suis âgé de 33 ans et l’auteur de plus de quarante articles savants et chapitres de livres, notamment en matière de droit de la santé et de responsabilité médicale et hospitalière, et je compte à mon actif trois livres : Le contrôle de l’activité clinique du médecin exerçant en centre hospitalier (2012), Le code de déontologie des médecins annoté (2016) et La responsabilité de l’établissement de santé au Canada (prévu 2018). Certains de ces ouvrages servent à un lectorat formé tant d’avocats, de magistrats et juges, mais également de gestionnaires et praticiens de la santé.

J’ai été appelé à offrir conférences et formations professionnelles accréditées auprès de médecins, d’étudiants en médecine, d’avocats, de juges, de gestionnaires d’établissements de santé et de représentants d’ordres professionnels du secteur de la santé. Cet auditoire en apparence très varié est cependant réuni par le fil d’Ariane de la pratique, de l’enseignement et de la recherche, qui peut s’exprimer comme suit :

« une plus grande proximité entre droit et domaines de la santé est un besoin urgent du XXIe siècle. Les disciplines savantes jusqu’ici isolées et aveugles les unes aux autres, au nom de l’importance des « spécialités », doivent vivre un décloisonnement, une ouverture, pour se saisir des problèmes de plus en plus complexes auxquels nous faisons collectivement face. »

Au moment de la publication de la présente, j’aurai déposé ma thèse de doctorat en droit à la Faculté de droit de l’Université de Montréal sous la direction du professeur Patrice Deslauriers, qui porte sur le programme de la médecine factuelle et sa réception en droit à travers l’émergence de sources non-réglementaires d’encadrement de l’activité clinique du médecin.

*Pour toutes questions, n'hésitez pas à m’écrire à l’adresse suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
 

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