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Stagiaire en droit à Hong Kong PDF Imprimer Envoyer
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Samedi, 16 Novembre 2013 08:03

David Comtois-bulletinMe David Comtois (Hong Kong)

AHQ : Pourquoi avoir choisi Hong Kong pour effectuer votre stage en droit?

DC : Tout a commencé en 2012, alors que j'avais pris la décision de partir en voyage en Asie au cours de l'été précédant ma formation à l'École du Barreau. Durant ce voyage, j'ai eu l'occasion d'aller faire une brève visite à Hong Kong, qui m'a littéralement fasciné et m'a fait réalisé que je souhaitais vivre en Asie.

Désireux de revenir à Hong Kong le plus vite possible pour tenter d'y vivre, j'ai commencé à regarder la possibilité d'y faire mon stage du Barreau pour accélérer mon retour. La réputation de Hong Kong à titre de pôle économique et de métropole cosmopolite en Asie rendait l'endroit d'autant plus séduisant pour un jeune professionnel. J'ai alors choisi d'y retourner pour le Nouvel An chinois, pour une durée indéterminée, avec comme objectif d'évaluer si j'apprécierais réellement y habiter, mais bien évidemment ensuite pour y rencontrer des avocats membres du Barreau du Québec dans le but d'y dénicher un stage. Quoi de mieux pour être embauché à Hong Kong que d'être déjà sur place avec la certitude de vouloir y demeurer? C'est donc par envie de vivre une expérience professionnelle et avoir des mandats d'une envergure que je n'aurais pas pu vivre/avoir au Québec que j'ai choisi Hong Kong, mais c'est également et avant tout parce que c'est l'endroit où j'avais envie de venir m'établir.

AHQ : Hong Kong est-elle une bonne terre d'accueil pour un stagiaire en droit?

DC : Je peux dire sans hésitation qu'elle le fut pour moi, mais j'imagine que cela dépend en réalité du milieu dans lequel le stage s'effectue. Pour ma part, la rencontre de Me Jean-François Harvey et Me Jérôme Blanchet, au départ, a été un élément déclencheur rêvé. L'opportunité qui m'a été offerte, en me permettant d'effectuer mon stage au sein de Harvey Law Group, dépasse en effet la complétion d'un simple stage en droit de six mois; il s'agit d'une chance inespérée de vivre une expérience de travail incomparable. Je ne vois honnêtement pas comment un stagiaire, dans un milieu de stage différent du mien, pourrait presque quotidiennement : faire affaire avec des investisseurs et entrepreneurs chinois et de l'Asie du Sud-Est, assister activement à une grande partie des rencontres avec des clients influents internationalement, préparer des clients personnellement pour leur entrevue d'immigration (nécessitant parfois même des voyages hors Hong Kong), rédiger des contrats et gérer des dossiers avec des sommes considérables en jeu, etc.

Donc oui, Hong Kong est une bonne terre d'accueil, dans la mesure où l'encadrement du stagiaire par son maître de stage et par l'équipe de travail est adéquat et adapté aux réalités hong kongaises. La Chine et l'Asie du Sud-Est regorgent d'opportunités d'affaires de toute sorte, ce qui devrait assurer, entre de bonnes mains, un apprentissage pour le stagiaire des plus effrénés et formateurs.

AHQ : Pouvez-vous nous partager une de vos plus belles expériences à Hong Kong?

DC : Elles sont trop nombreuses pour n'en nommer qu'une. Évoluer à Hong Kong, c'est vivre l'expérience urbaine par excellence, mais c'est aussi un environnement de nature, de montagnes et de plages accessibles en quelques minutes en utilisant un des systèmes de transport en commun les plus performants au monde. C'est le mélange des cultures et cuisines occidentales et à la fois la tradition cantonaise locale. Hong Kong, c'est également l'accès privilégié à l'Asie, en termes de transport, mais aussi en termes d'occasions d'affaires. C'est une plaque tournante artistique internationale, que ce soit pour le cinéma, la musique, la mode vestimentaire, etc. Bref, peu importe les intérêts de chacun, les « belles expériences » sont assurées à Hong Kong.

AHQ : Quel a été le défi le plus difficile à relever dans cette terre d'accueil?

DC : Étant déjà venu quelques mois auparavant à Hong Kong, je n'ai pas vraiment eu de choc culturel, même si les mentalités québécoises et hong kongaises sont loin d'être identiques. Mon défi majeur a donc été au départ de réaliser que je n'étais plus au milieu d'un voyage, mais que je venais m'établir pour de bon à Hong Kong et que je devais ralentir la cadence, même si Hong Kong ne dort jamais. Vraiment, le fait de réaliser que Hong Kong serait dorénavant mon « chez-moi » et cesser d'appliquer le proverbe « ne pas remettre à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui » ont probablement été les adaptations majeures à mon arrivée pour éviter l'épuisement.

J'aurais aussi pu mentionner, à titre de défi difficile à relever, d'accepter le coût du loyer ! Cependant, je crois plutôt que les gens de façon générale, moi y compris, subissent ce défi plus qu'ils ne le relèvent vraiment.

AHQ : Recommanderiez-vous à d'autres stagiaires de partir pour Hong Kong? Quels conseils donneriez-vous à ces stagiaires?

DC : Oui, définitivement, mais je recommanderais au stagiaire de réfléchir avant son départ aux sacrifices qu'il est prêt à faire pour obtenir ce stage à Hong Kong, et éviter de voir un tel stage comme un simple voyage. L'expérience Hong Kong est fantastique, mais elle l'est moins pour quelqu'un qui, par exemple, réaliserait une fois à Hong Kong qu'il n'est pas capable de se séparer de sa famille et ses amis pour un minimum d'au moins 6 mois. Cette expérience n'est pas pour tout le monde, donc je crois qu'il suffit d'être honnête avec soi-même et de prendre une décision éclairée.
 

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