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Me Patrick Tabet, avocat aux Barreaux de Paris, du Québec et près les Tribunaux de Saint-Pierre-et-Miquelon PDF Imprimer Envoyer
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Mercredi, 24 Mai 2017 07:02
photo 1 tabet1- Vous êtes Avocat aux Barreaux de Paris et de Montréal, ainsi que près les Tribunaux de Saint-Pierre-et-Miquelon ; quel a été votre parcours professionnel ?

Je suis Avocat au Barreau de Paris, depuis 34 ans, ville dans laquelle je suis né. Après avoir exercé pendant une quinzaine d’années, j’ai été sollicité pour me rendre à Saint-Pierre-et-Miquelon, pour traiter un dossier qu’un important industriel local souhaitait me confier.

Il n’y avait alors, sur cet archipel, encore aucun cabinet d’avocat, le système judiciaire fonctionnant avec l’aide « d’agrées », lesquels, n’ayant pas le diplôme d’avocat, bénéficiaient toutefois légalement du droit d’exercer les fonctions afférentes à cette profession ; les agrées existent toujours aujourd’hui.

J’ai ainsi ouvert le premier cabinet d’avocat, sur cet archipel.

Pour me rendre de Paris à Saint-Pierre, je devais passer par Montréal, ville que j’ai été amené ainsi à découvrir, et à apprécier, ce qui m’a conduit à connaître, au fil des années, un nombre toujours plus important de personnes qui y résidaient, dont des confrères.

C’est ainsi que suite à la mise en place de l’arrangement de reconnaissance mutuelle « ARM » conclu entre la France et le Québec en 2008, j’ai passé l’examen du Barreau du Québec, diplôme d’avocat que j’ai obtenu, à Montréal, en 2011, après avoir suivi un enseignement sur place à l’école du Barreau ; j’ai alors prêté pour la seconde fois de mon existence le serment d’Avocat, mais cette fois à Montréal, serment quelque peu différent de celui existant en France.

Ainsi, ce parcours que j’ai choisi a été et est encore riche pour moi intellectuellement et professionnellement, le Québec étant de surcroît une province que j’affectionne tout particulièrement, prisée des Français, que ce soit ceux de France métropolitaine ou ceux qui résident sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

2- Il est coutume de dire de Saint-Pierre-et-Miquelon, que c’est un petit coin de France en Amérique du Nord ! Est-ce bien cela ?

Vous avez parfaitement raison ; c’est très précisément cela. Archipel français situé à 25 kms au sud de Terre-Neuve, d’une superficie de 242 Kms², et d’une population avoisinant 5,800 habitants, il s’agit de l’unique territoire français en Amérique du Nord, d’où sa spécificité.

Mon activité, essentiellement plaidante, est principalement orientée vers le droit civil, le droit commercial, ainsi que le droit pénal. J’effectue personnellement le déplacement 4 à 5 fois par an, et y dispose d’un cabinet ouvert toute l’année. Je me rends chaque jour au Tribunal, pour un certain nombre de mes dossiers qui y sont évoqués. Les audiences ayant lieu une semaine par mois, mes déplacements sur l’archipel sont en fonction des dates d’audience, afin de pouvoir utilement plaider la cause de ceux qui me demandent d’intervenir dans leur intérêt, qu’il s’agisse de sociétés, de clients institutionnels, ou de particuliers.

3- Pouvez-vous nous décrire votre pratique en France métropolitaine, et la structure de votre cabinet parisien ?

J’exerce ma profession d’avocat au sein de mon cabinet de Paris avec quatre autres avocats qui sont mes collaborateurs, et qui ainsi, travaillent à plein temps sur les dossiers que je leur confie ; nous intervenons principalement en droit civil, pénal, commercial, de la famille et droit du travail, et ce, en matière de conseils ou devant les Tribunaux.

Par ailleurs, certaines entreprises françaises, voire des particuliers souhaitant s’expatrier, viennent me consulter, afin que je puisse les conseiller dans le cadre de leurs projets au Québec.

4- Cette coexistence de 3 lieux géographiques différents pour exercer votre métier d’avocat, à savoir la France métropolitaine, le Québec, et Saint-Pierre-et-Miquelon, est atypique. Après quelques années, cela vous convient-il toujours autant ?

Si tel n’était pas le cas, il y a bien longtemps que j’aurais continué uniquement mon activité première, et principale, à savoir celle de Paris ; si cette diversité géographique fait certes de moi un habitué des lignes aériennes, la satisfaction et l’enrichissement intellectuel d’une pratique professionnelle sur deux continents sont source de satisfaction permanente qui perdure même après tant d’années. Si c’était à refaire, mon choix serait le même !
 

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