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Me Nalini Vaddapali: avocate au Nunavut PDF Imprimer Envoyer
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AHQ: Comment est-ce que l’idée de pratiquer le droit au Nunavut a émergé?

NV: J’ai toujours eu un intérêt pour les enjeux des peuples autochtones. C’est ainsi qu’au mois de septembre 2010, et après deux semaines de mûre réflexion, j’ai décidé de donner suite à une offre d’emploi – pour le moins inattendue – et je me suis embarquée dans une aventure dans le grand nord canadien.

À l’époque, cette opportunité m’apparaissait (et c’est encore le cas!) comme un défi emballant, une chance inouïe de côtoyer le peuple inuit, et une opportunité unique de contribuer au développement du Barreau du Nunavut.

AHQ: Quel serait l’apport de votre formation au Québec pour votre pratique au Nunavut?

NV: Ce sont surtout les compétences dites «transversales» acquises pendant mon baccalauréat et l’école du Barreau qui me permettent aujourd’hui de bien accomplir mon travail : la pensée analytique, la rigueur dans les processus, le sens aiguillé de l’organisation et du jugement, et le souci de l’éthique. Prendre la meilleure décision possible est au cœur de chacune des décisions que je prends à titre de directrice.

Il ne faut pas perdre non plus de vue que la mission première d’un Barreau est la protection du public. Pour ce faire, nous devons nous assurer de mettre en place des politiques et des cadres réglementaires qui ont cette orientation pour éventuellement trouver le juste équilibre avec le devoir de transparence.

AHQ: Quel est le plus grand changement professionnel que vous avez constaté depuis que vous êtes arrivée à Iqaluit?

NV: Depuis que j’ai quitté le milieu des organismes communautaires et des Organisations non- gouvernementales (ONG) pour travailler à la tête d’un ordre professionnel, j’ai accepté de pratiquer le droit autrement.

Depuis mon arrivée, mon travail m’a sans cesse poussée à persévérer, à m’adapter, et à accomplir beaucoup avec peu de ressources. Il faut sans cesse miser sur des standards élevés. Voilà le plus grand changement que j’ai vécu.

AHQ: Pouvez-vous nous dire ce qu’il y a de plus étonnant à propos du Nunavut?

NV: Tout! Marcher vers la maison et voir le ciel orné d’aurores boréales colorés en mouvement : verdâtres, bleuâtres et si la chance est au rendez-vous: rougeâtres!

La toundra qui se transforme avec les saisons. Les gens préparer leur qamutiq (traîneau traditionnel) et leurs chiens dans l’espoir de bientôt partir à la chasse au caribou. Aller à la pêche à l’omble de l’Arctique, tout près de mon travail.

Apprendre l’inuktitut. Apprendre à tailler la peau de phoque. Écouter les histoires fascinantes racontées par les peuples Inuits et vivre le vrai grand nord : -50 ̊C, noirceur à midi. Les 21 heures de clarté mais aussi les 21 heures de noirceur.

Franchir le cercle de l’Arctique dans le parc national d’Auyuittuq et m’y promener à travers les icebergs tout en observant les yeux noirs sournois des phoques qui replongent aussitôt dans l’eau à la vue de notre petite embarcation. Et bien sûr, les baleines et tous les autres animaux de l’Arctique!

AHQ: Qu’est-ce qui vous manque le plus du Québec?

NV: Mon charmant quartier situé près du marché Jean-Talon et le plaisir d’y aller à pied pour y faire mes emplettes avec le choix d’innombrables produits frais du Québec! Et cette succulente gelato d’un chouette petit magasin qui fermait ses portes - à mon grand bonheur - à 22 heures les soirs d’été!

 

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